24.01.2006

EMPIRE

Conception d'organisation de la politique et de la souveraineté conforme à des principes organiques, conciliant à la fois la Puissance unifiante de la fonction souveraine et la diversité vivante de la société, de la culture, de l'économie et de l'espace. L'Empire tout à la fois transcende et garantit les diversités.

L'Empire est pour nous à la fois un mythe à régénérer et à appliquer à l'Europe à partir des exemples macédonien, romain, germanique, et une philosophie politique et géopolitique. Mais nous n'entendons pas en faire une utopie en la réduisant à une description institutionnelle ou à un programme. Notre vision impériale comporte 3 axes :

1)  L'Empire unifie autour de la fonction première de toute société équilibrée, la fonction de souveraineté, ce qui relève de l'essence du politique et de la conscience historique, donc du destin ; pour le reste, il préserve la diversité de toutes les autres fonctions, des institutions, etc., qui n'ont pas d'incidence directe dans ces 2 domaines. L'Empire fédère mais n'homogénéise pas, au contraire de la "Nation".

2) En 2ème lieu, son existence ne se justifie que par la recherche de la puissance et de la grandeur culturelles et historiques des peuples qu'il rassemble en une communauté politique. En revanche, ce qui relève du bien-être et du "social" regarde les institutions propres des peuples mais pas l'instance impériale.

3) En 3ème lieu, puiqu'il est, selon nous, par nature ouvert sur le monde, prêt à y jouer un rôle à la mesure de sa puissance et non exclusif des autres entités politiques ou culturelles, l'Empire est universel mais pas universaliste, car les peuples qui le constituent, dans notre conception tout au moins, n'ont pas de vocation à s'étendre à toute la Terre, ni territorialement ni ethniquement. En ce sens, l'Empire n'est pas républicain, au sens français ou américain, et se distingue du Système occidental actuel qui entend, au contraire, inclure et homogénéiser tous les peuples. Empire ne signifie pas impérialisme. L'Empire, selon notre conception, n'inclut et ne prend en charge le destin que des seuls peuples qui peuvent, historiquement, ethniquement et culturellement, se dire et se sentir parties de la même communauté. Nous pensons que ce "sentiment" est historialement fondé à surgir en Europe, Est et Ouest unis/réunis. Une Europe dont les "nations-Etats", au sens des idéologies actuellement dominantes, ne nous paraissent pas légitimes. En effet, à nos yeux, seule une Europe impériale structurée par le maillage des régions ethniques nous semble, à terme, viable et donc légitime. Historiquement, la notion d'Empire a toujours eu contre elle, d'une part, le pouvoir théocratique et le pouvoir marchand (l'un et l'autre foncièrement cosmopolites), et d'autre part, le principe de l'Etat-Nation dont la logique est fondamentalement secessionniste, centralisatrice, homogénéisante et réductrice, et dont l'esprit très "provincial" génère le chauvinisme de bête à cornes. Cette idée impériale, nous voulons aujourd'hui la reprendre à notre compte, en lui donnant le sens de mouvement que lui conférait déjà Moeller van den Bruck.

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FORCE & HONNEUR !

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Commentaires

Sur l'idée d'Empire, on peut lire "l'Empire intérieur" d'Alain de Benoist (Fata Morgana).
On trouvera sur cette page ( http://www.unites.uqam.ca/religiologiques/recen/benoist.html ) une recension de l'ouvrage en question écrite par un universitaire grenoblois."Non seulement la pensée d'Alain de Benoist est, comme d'habitude, décapante en ce qui concerne le politique, fondant profondément les convictions fédéralistes, non nationalistes, non «populistes», pluralistes, etc. de la «nouvelle» Droite, mais encore - en ce qui nous concerne nous, gens de «l'Empire du mythe» - nous donne une remarquable leçon de la fécondation de la vie la plus concrète, la vie quotidienne, «terre à terre» et politique, par les grandes rêveries de l'imaginaire."
A noter également que Maurice Blanchot a fait pression sur les éditions Fata Morgana_parce qu'il voulait faire oublier son passé maurrassien ?_ pour que le bouquin ne soit pas publié. Un livre qui parvient à mettre à ce point en transe un tel écrivain doit valoir le détour !

Ecrit par : ortolan | 27.01.2006

Prêtons serment, jurons d'être fidèles
Prêtons serment à notre beau pays
Ceux qui sont morts pour nous sur cette terre
Revivent en nous, de coeur, d'âme et d'esprit

extrait de l'Hymne pour l'Europe Nouvelle

Ecrit par : Taddeus | 18.03.2006

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